L’ostéopathie découle d’une médecine vieille de plus de 5 000 ans : la médecine Ayuverdique (en Inde). Cette médecine est dite holistique, c’est-à-dire qu’elle tient compte du corps dans sa globalité, aussi bien aussi niveau physique que psychique.

Cette médecine manuelle consiste à soigner par les mains, les déséquilibres des patients qui amènent à des dysfonctionnements voire des pathologies. Ce traitement purement manuel aura pour but de rééquilibrer les énergies du patient afin de retrouver un équilibre général chez celui-ci. Ce traitement peut donc être réalisé dans un rôle préventif mais également en curatif, pour soigner des symptômes déjà existants.

La longue évolution de l’ostéopathie en France

En France, l’ostéopathie est apparue dans les années 1950-1960. Ce sont des kinésithérapeutes Anglais qui sont venus transmettre leur savoir en France après avoir été se former aux USA. De 1950 jusqu’à 2000, l’ostéopathie était très peu connue de la population Française, les ostéopathes Français étant même comparés à des rebouteux. Depuis la dernière décennie, cela a beaucoup évolué puisque que de plus en plus de Français viennent consulter en ostéopathie et maintenant 200 à 300 mutuelles remboursent les actes d’ostéopathie. Il reste à l’ostéopathie de pouvoir faire vérifier son efficacité d’un point de vue scientifique, au moyen d’études scientifiques, afin de pouvoir être mieux reconnue par les médecins et les kinésithérapeutes qui dominent le paysage de la santé en France.

L’ostéopathie en chiffres

Parmi les 20 000 ostéopathes Français en 2016, on compte environ 12 000 ostéopathes exclusifs (formés en 5 ans dans des écoles privées d’ostéopathie), 7 000 kiné-ostéopathes et environ 1 000 médecins ostéopathes, lesquels ont réalisé des formations sur 1 an ou 2 en plus de leur diplôme, afin de pouvoir bénéficier du titre d’ostéopathe. Il est important de savoir que l’ostéopathie n’est pas reconnue par la sécurité sociale Française. Ce qui signifie donc qu’aucun acte d’ostéopathie ne doit être remboursé par le biais de la carte vitale ! Seules les mutuelles permettent de rembourser en partie ou en totalité les actes d’ostéopathie pratiqués par un ostéopathe Français.

Panorama des actes ostéopathiques

Concernant la pratique ostéopathique, on décrit généralement différentes techniques ostéopathiques. Il est généralement admis que l’ostéopathie apprise durant 5 années d’études permet de maîtriser : les techniques ostéo-articulaires, les techniques myo-fasciales, les techniques viscérales et les techniques crâniennes. A noter tout de même que les techniques d’ostéopathie sur les cervicales et les techniques chez les nourrissons de moins de 6 mois nécessitent un certificat de non contre-indication de la part du médecin, à moins que l’ostéopathe ne soit médecin.

A savoir qu’un ostéopathe non médecin ne peut pas prescrire de médicaments, ne peut pas prescrire d’examen complémentaire et ne peut pas établir de diagnostic médical. Cet ostéopathe non médecin doit donc se limiter à son champ de compétences, soient : au diagnostic ostéopathique et aux techniques ostéopathiques. Il est important que chaque acteur de santé respecte bien son domaine de compétences. Je rappelle que les médecins, les kinésithérapeutes et les ostéopathes sont des thérapies complémentaires, il ne doit donc pas exister de rivalité ou d’opposition entre ces différentes thérapies puisqu’elles agissent en complémentarité pour le bien du patient.

On dit souvent de l’ostéopathie qu’il s’agit d’une thérapie manuelle. Celle-ci fait donc appel à des actes techniques avec une technicité devant être maitrisée parfaitement. Mais l’ostéopathie est également une philosophie, puisque le traitement ostéopathique doit respecter 4 principes qui lui sont propres. A savoir :

Les quatre principes du traitement ostéopathique

Les capacités d’autorégulation du corps

Le traitement de l’ostéopathe doit permettre au corps du patient de se réguler tout seul, le but étant de lui donner les moyens de régler seul les dysfonctionnements (en dehors du contexte de pathologie où le corps n’est plus capable de se rééquilibrer seul).

L’interrelation structure/fonction

Si un organe change de structure, il n’assurera plus la même fonction.

Exemple : un muscle trop tonique (structure) perdra ses capacités d’élasticité (fonction).

L’unité du corps

Le corps est un tout, toutes les parties du corps interagissent entre elles.

Exemple : ainsi, le fait de manipuler la cheville dysfonctionnelle va permettre d’améliorer la posture du patient et donc permettre la diminution de ses douleurs au dos.

La règle de l’artère est suprême

Pour fonctionner de manière optimale, le corps a besoin d’être alimenté par le sang en quantité suffisante et qu’il soit de bonne qualité (attention à l’excès de médicaments et à l’alimentation déséquilibrée).

Anthony ROUSSEAU

Pour contacter Anthony ROUSSEAU :M. ROUSSEAU Anthony, Ostéopathe au Cabinet Médical La Mérantaise de Voisins Le Bretonneux (78960) – Tél : 06 61 55 63 81 – Email : rousseau.osteo@yahoo.com