La maladie psychosomatique exprime une dualité corps- esprit. L’action du cerveau sur le corps et réciproquement le corps ressentant bien-être ou douleur, modifie notre humeur et perception de toute chose.

Bien souvent, un organe ou une fonction défaillante se trouve à l’origine des symptômes, lesquels se sur-développent en cas de stress. Pour les autres cas, aucun diagnostique ne pourra être posé ; seule l’explication d’une souffrance morale, émotionnelle, professionnelle, matérielle ou affective causant une profonde détresse à la personne expliquera le stress engendrant sa maladie.

Le symptôme cristallisé sur telle ou telle partie du corps symbolise psychologiquement l’état intérieur et le problème insoluble qui fait souffrir son « propriétaire ». Explications :

En Psychologie le symptôme représente le besoin inassouvi de nature affective, narcissique ou agressive latent, lancinant chez le sujet qui organise, sans le savoir parfois, son existence autour de ce manque. Il montre de façon évidente et publique ce que le patient ne peut pas dire. Le Psychologue dès lors qu’il est également Sophrologue va ainsi travailler en psychothérapie à lui faire verbaliser sa souffrance, reliée à l’histoire de sa vie et tenter d’y trouver une solution autre que ce pénible compromis, qu’est sa maladie…

…et à faire semblant de ne plus s’en préoccuper en Sophrologie durant ses exercices, en s’occupant du corps du patient dans sa globalité et des pensées qui découlent de ses ressentis. Ce sont ces réflexions et sensations physiques qui vont faire avancer le patient sur sa propre compréhension de lui-même et sa façon de voir et mener sa vie. Il y aura prises de consciences et découvertes successives, reliées à sa psychothérapie en cours menée en parallèle, jusqu’à petit ou fort déblocage général dans la vie du patient. Puis dans son corps.

Grâce à cette nouvelle triple maturité tant existentielle qu’intellectuelle et physique, le symptôme psychosomatique du sujet régresse, voir disparaît  car perd également de son importance pour lui au fil du temps, remplacé par de nouvelles ressources émotionnelles mises à jour au cours de sa double thérapie. Ce qui avait besoin d’être tant dit et montré est abandonné sous l’effet des nouvelles forces acquises.

Audrey BRIAND, Maître en Psychologie Clinique et Pathologique- Sophrologue branche Clinique.