Je vais vous parler aujourd’hui de Françoise Bataillon. Je l’ai connu l’année dernière lors d’un stage dans le 10ème arrondissement à la Grange aux Belles. J’ai tout de suite accroché à sa pédagogie et son enthousiasme à nous faire partager avec passion le plaisir de recevoir et donner un shiatsu. C’est tout naturellement que je lui ai demandé de nous parler de son parcours et de sa vision du Shiatsu.

Bonjour Françoise,

Tu as rejoint la communauté Plus zen la vie en début d’année et nous avons mis en place ensemble un premier atelier de shiatsu qui eut lieu en février à Saint-Roch, Paris 1er.

Parle-nous de ton parcours et pourquoi tu en es venu à pratiquer le shiatsu ?

Étrangement, c’est en Inde, lors d’un séjour à Bénarés en 1980 où j’apprenais la danse Katak, que j’ai découvert le shiatsu, qui est japonais, en recevant un « massage ». De retour à Paris, j’ai commencé à suivre les cours de shiatsu de la M.E.C.E.O. (Maison d’Échanges Culturels Est Ouest) dans le 13ème arrondissement. Là j’ai rencontré Yasutaka Hanamura dont je deviendrai plus tard l’assistante. Après une pratique amicale puis l’abandon du shiatsu au profit d’autres activités, je recommence mon apprentissage en 1994, cette fois avec l’école Iokaï et Sensei Sasaki.

A partir de cette période, le shiatsu devient progressivement mon activité principale. Outre les soins énergétiques, l’enseignement du shiatsu et du Do In enrichit ma pratique et vice-versa.

Que peux-tu nous dire aujourd’hui sur l’ouverture de la pratique du shiatsu en France ? La FFST organise cette année les premières journées de shiatsu en France, c’est une grande première et une belle initiative malgré qu’elle arrive un peu tardivement contrairement à d’autres fédérations.

Dans les années 80, Yasutaka Hanamura, l’un des héritiers de Masunaga, est presque le seul enseignant de shiatsu à Paris. Aujourd’hui, on ne compte plus les écoles (certaines adhérentes de la FFST) et les styles de shiatsu. L’offre est énorme, et c’est une bonne chose à condition de ne pas trop s’éloigner de la source (le shiatsu traditionnel de Masunaga, Namikoshi, Yamamoto etc.) Ces journées nationales du shiatsu organisées par la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel du 19 au 27 mars auront le mérite de faire découvrir au public la diversité de cette discipline. Et surtout de l’expérimenter.

Avec le recul que tu as maintenant, quelle est ta vision du shiatsu et ton ressentie sur cette belle pratique ?

Désormais, j’envisage le shiatsu comme un art dont je ne cesse de découvrir chaque jour la subtilité, la gamme immense de possibilités et de créativité et enfin l’efficacité curative. Quant au Do In, c’est un magnifique outil pour se maintenir en bonne santé et régler les petits déséquilibres avant qu’ils ne s’amplifient. Ces outils apprennent à être autonome dans sa vie, et conscient puisque cette médecine énergétique est holistique.

Le travail de réflexion et de recherche est à mon sens indispensable pour approfondir la pratique quotidienne, la questionner, la remettre en cause et la nourrir. Mais d’autres sources d’intérêt telles le taïchi chuan, l’étude de textes de médecine chinoise ou issus de la psychologie jungienne, du symbolisme, de la cabale… complètent cette pratique du shiatsu avec la volonté de créer des ponts entre les cultures, de mettre en relief leur tronc commun, d’explorer tout ce qui a trait à l’enrichissement et au développement global de l’être.

Merci Françoise d’avoir accepté de répondre à cette interview.

Retrouvez Françoise Bataillon avec Plus zen la vie lors de nos deux prochains ateliers de Shiatsu les 20 mars et 17 avril à Paris 1er mais aussi à la Grange aux Belles à Paris 10ème du 18 au 21 avril.

Pour en savoir plus sur ses activités, voici son site internet : http://www.shiatsu-ap2l.blogspot.fr/