Avant de parler d’alimentation dans nos assiettes, il est important de poser les bases de notre fonctionnement interne. Dans l’épisode 1 « Il était une fois l’homme » nous avons vu de quoi était constitué l’être-humain. L’épisode 2 abordera le fonctionnement de nos cellules.

Tout être vivant est composé au minimum d’une cellule (à l’exception des virus), c’est le cas des bactéries qui sont unicellulaires. Le ver en compte presque 1000 et le corps humain est composé d’environ 10¹³ soit 10 000 milliards de cellules, elles même composées de 1 000 milliards d’atomes et alimentées par 10 000 km de vaisseaux. Des chiffres à faire tourner la tête !

En tant qu’être humain, nous savons que nous sommes issus d’une seule et unique cellule, celle créée par la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde. Pour autant, nous ignorons comment cette unique cellule arrive à se multiplier dans des proportions spectaculaires tout en adoptant des emplacements et des fonctionnalités bien spécifiques pour au bout de 9 mois donner naissance à un être humain.
Ces petites unités de vie ont encore bien des secrets à nous livrer !

Portrait d’une cellule humaine

Nos cellules sont de véritables petits organismes vivants avec leurs propres organes qui leur permettent de respirer, s’alimenter, se reproduire, communiquer …

Elles pourraient être comparées à des petites usines de forme, taille et fonctions différentes selon l’organe auquel elles appartiennent mais malgré toute ces différences, leur architecture et leur mode de fonctionnement sont sensiblement les mêmes.

La structure de chaque cellule est composée de 3 parties communes à toutes :

  • Une enveloppe externe : Une porte d’entrée très sécurisée
    Cette membrane épaisse « dite plasmique » est constituée majoritairement d’une double couche de graisses dans laquelle s’insèrent des protéines.Elle est dotée d’une perméabilité sélective ce qui permet de contrôler les entrées et les sorties. C’ est aussi la zone de communication des cellules entre elles. Grâce aux hormones, neurotransmetteurs et autres messagers les cellules s’envoient des signaux afin de coordonner les actions des unes et des autres. Cette membrane doit être fluide et intègre, c’est un des secrets de notre santé !
  • Un noyau : Le coffre-fort
    Le noyau renferme le patrimoine génétique sous la forme d’ADN (Acide désoxyribonucléique) , unique à chaque être vivant. C’est en quelque sorte le coffre-fort qui renferme tous les guides de montage brevetés pour la fabrication de tout ce dont notre corps à besoin : nouvelles cellules, hormones, anticorps …. Ces substances sont toutes des protéines que la cellule produit à partir de nos protéines alimentaires.
  • Un cytoplasme, la partie interne de la cellule
    C’est l’intérieur de la cellule composé de plusieurs éléments avec des noms barbares, qui comme les différentes chaînes de montage d’une usine, jouent des rôles différents.
    Par exemple :
    Le réticulum et ses ribosomes se chargent de fabriquer de nouvelles protéines selon les modes d’emplois « photocopiés » dans les gènes.
    Les mitochondries sont littéralement la chaudière de la cellule, c’est ici que les nutriments sont dégradés pour fournir de l’énergie appelée ATP.
    Les lysosomes, riches en enzymes sont le lieu de la digestion cellulaire.

Fonctionnement de nos cellules

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© l’atelier naturo

L’ensemble de l’activité cellulaire est un ensemble de réactions biochimiques qui s’appelle le MÉTABOLISME.

Il fonctionne selon 2 types majeurs de réactions : le catabolisme et l’anabolisme.

L’anabolisme sert à fabriquer de nouvelles molécules en vue du renouvellement cellulaire : des hormones, des anticorps … C’est une fonction qui consomme de l’énergie.

Le catabolisme consiste à détruire ou dégrader des molécules en vue de produire de l’énergie (ATP) et de la chaleur. Il s’agit essentiellement des molécules de glucose.

Les besoins de nos cellules pour fonctionner

Des matières premières adaptées : glucides (Sucres), graisse (Acides gras), protéines (Acides aminés) et de l’oxygène.

De bons contremaîtres : les enzymes et des ouvriers qualifiés minéraux, oligo éléments et vitamines pour faire tourner les chaînes de montage.

Un bon livreur, car la cellule n’a pas la faculté d’aller chercher ses matières premières toute seule : L’eau sous la forme du sang artériel

De bons éboueurs afin de toujours laisser l’usine propre et en état de marche : le sang veineux et la lymphe qui vont évacuer les déchets : Co2, Urée, cellules mortes … vers les portes de sortie : foie, intestin, poumons, peau, rein appelés également : les émonctoires

On peut maintenant imaginer facilement tout ce qui pourrait altérer le bon fonctionnement de l’usine :

Des matières premières non adaptées : si elles ne sont pas « homologuées » pour être utilisées par nos cellules, autrement dit si ce sont des molécules en majorité chimiques, elles ne seront pas admises dans la cellule ce qui entraînera d’une part une carence pour celle-ci et un surcroît d’activité pour les émonctoires qui tenteront de les éliminer.

Des matières premières en trop grande quantité : dans ce cas il va falloir stocker, créer des extensions, l’usine est encombrée, le travail moins performant : c’est la prise de poids, la fatigue

Un manque de personnel ou du personnel non qualifié : si certaines chaînes cessent de fonctionner c’est forcément l’ensemble de l’activité qui s’en ressent.

La grève des éboueurs : devant le surcroît de déchets ils cessent leur activité. C’est la pollution, l’insalubrité !

Toute cette démonstration est certes imagée et un peu enfantine mais elle permet à mon sens de bien prendre conscience que là, au moment où vous me lisez, vos milliards de cellules tentent d’accomplir des milliards d’opérations chimiques de construction, de destruction, de transformation afin de vous maintenir au meilleur niveau.

Alors en bon PDG, vous avez la responsabilité de bien gérer vos usines !

 

Emmanuelle Lerbret – Naturopathe
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